Prêtre et martyr, né probablement
à Terling, Essex, Angleterre, vers 1498 ; mort à York, le 11 mai 1537. Il était
le troisième fils de John Rochester, de Terling, et de Grisold, fille de Walter
Writtle, de Bobbingworth.
Il entra chez les Chartreux de
Londres et y devint moine. Au temps où la reine Élisabeth coupa toute relations
avec l’Église de Rome, il s'est énergiquement opposé à la nouvelle doctrine de
la “royale suprématie”.

Devenu suspect, comme tant
d’autres en cette période trouble, il fut arrêté et envoyé comme prisonnier au
couvent des Charttreux à Hull. De là il fut envoyé York, où il fut enchaîné.
Il y avait, là aussi, un autre
chartreux, James Walworth ― dont on ne connaît pas
grand-chose ―, qui comme lui sera également pendu, en haine de la foi.
John Rochester avait un frère
plus âgé ― né vers 1494 et décédé en 1557 ― qui était un fervent catholique ; il
avait été nommé, avant 1551, intendant de la princesse Marie Tudor. Lors de la
répression anticatholique on lui demanda d’empêcher que la Messe soit célébrée
dans la chapelle privée de la princesse, ce qu’il refusa catégoriquement
d’intervenir dans les dévotions de celle-ci, ce qui motiva son enferment à la
Tour de Londres. Un an après, pour motifs de santé il fut autorisé à reprendre
son poste. Et, dès que la princesse monta sur le trône, elle se souvint alors de
son fidèle serviteur et le fil Chancelier du duché de Lancaster.
John Rochester, quant à lui, fut
béatifié en 1888 par Léon XIII.
|